Dans les hôpitaux genevois dès 1999, des guérisseurs à distance — les « coupe-feu » — sont utilisés en complément pour soulager les brûlures. Officiellement tolérés mais non reconnus, ils interviennent gratuitement sur appel, et certains patients rapportent une réduction rapide de la douleur et une meilleure cicatrisation — sans que la science n’en explique le mécanisme.
Les soignants sont partagés : certains les proposent activement, d’autres n’interviennent qu’à la demande. L’absence de cadre éthique ou scientifique officialise un flou institutionnel. Certains médecins, comme Alain Forster, y voient un effet placebo renforcé par la suggestion, tandis que d’autres, comme Jean-Michel Dayer, refusent de les intégrer à la médecine.
Tous s’accordent sur un point : ces pratiques ne remplacent jamais les soins classiques. Elles restent un recours discret, marginal, mais réel — entre croyance, psychologie et médecine, sans reconnaissance officielle.
Lire l'article : Le Temps - 12.08.1999